183 000 tonnes de meubles sont collectées chaque année en France, mais combien de canapés trouvent vraiment une seconde vie lorsqu’on achète du neuf ? Loin des promesses tapageuses, la réalité du rachat chez Conforama se joue à coups de conditions, de logistique et de concessions, bien plus qu’à travers des chèques de reprise.
Le secteur des fauteuils de relaxation et des canapés ne cesse de se transformer. L’engouement pour le confort s’accompagne d’une offre pléthorique : tissu, cuir, places modulables, mécanismes électriques… Les acheteurs naviguent entre des catalogues foisonnants, tenus en haleine par la promesse d’une assise parfaite. Mais derrière l’affichage marketing, les modalités de reprise varient : selon l’enseigne, la région, la période. Rien n’est jamais automatique, tout dépend du magasin et des conditions du moment.
Le marché des canapés et fauteuils de relaxation : tendances et attentes des consommateurs
En France, le marché de l’ameublement s’adapte à de nouveaux usages et à une demande toujours plus exigeante. Désormais, on ne cherche plus seulement un canapé pour s’asseoir, mais un objet qui combine style, robustesse et adaptabilité. Face à cette évolution, les enseignes réajustent leurs stratégies. Conforama et But, par exemple, proposent des services de reprise sur critères, tandis qu’Ikea parie sur un dispositif Seconde Vie et Maisons du Monde s’engage sur le terrain du Seconde Main.
Pour mieux comprendre l’étendue des solutions, voici un aperçu des principaux dispositifs proposés :
- Conforama et But : reprise possible, à condition de respecter certaines modalités
- Ikea : rachat et revente via le programme Seconde Vie
- Maisons du Monde : accent mis sur le développement du Seconde Main
- La Redoute, Alinéa, Fly, Habitat : collecte lors de la livraison ou offre de reprise ponctuelle
L’essor de l’économie circulaire ouvre aussi de nouveaux canaux. Emmaüs s’affirme comme acteur incontournable du réemploi, tandis que des plateformes comme Le Bon Coin, Vinted, Selency ou Facebook Marketplace facilitent la revente directe de canapés d’occasion. De la banquette convertible compacte au modèle haut de gamme, le choix s’est élargi et les services se sont adaptés.
Les enseignes historiques rivalisent d’initiatives pour séduire une clientèle attentive à la qualité et à la dimension responsable de l’achat. L’acquisition d’un canapé ne se limite plus à un critère de prix : elle devient un acte réfléchi, entre confort, durabilité et impact écologique.
Conforama rachète-t-il des canapés ? Ce qu’il faut savoir sur les offres et programmes actuels
La demande de rachat de canapés chez Conforama revient sans cesse, portée par l’espoir de simplifier le remplacement d’un mobilier devenu encombrant. En réalité, l’enseigne propose bien un service de reprise, à l’image de But, Ikea ou Maisons du Monde. Ce service s’adresse aux clients qui achètent un nouveau canapé et souhaitent se débarrasser de l’ancien sans s’embarrasser de démarches complexes.
Concrètement, lors de la livraison d’un canapé neuf, Conforama peut récupérer l’ancien. Celui-ci prend alors la direction d’une filière de recyclage ou d’un organisme partenaire. Mais attention : il ne s’agit pas d’un rachat dans le sens où le client toucherait un bon d’achat ou une compensation financière. Contrairement à un dépôt-vente ou à une plateforme d’occasion, Conforama ne verse aucune somme en échange. L’objectif est avant tout de simplifier la transition et de favoriser un traitement responsable des déchets d’ameublement.
Dans un secteur de plus en plus concurrentiel, la reprise du vieux canapé devient un levier de fidélisation. Ikea a innové avec son programme Seconde Vie ; d’autres acteurs comme La Redoute, Alinéa, Fly ou Habitat proposent aussi des solutions de collecte ou de recyclage lors de la livraison. Pour ceux qui souhaitent obtenir une contrepartie, la revente sur Le Bon Coin, Vinted ou Selency reste le moyen le plus direct. Et pour une démarche solidaire, le don à Emmaüs s’impose comme une valeur sûre.
Chez Conforama, la reprise s’inscrit donc dans une logique de service, sans promesse de gain, mais avec la volonté de rendre l’achat plus fluide et responsable.
Comment bien choisir son canapé ou fauteuil de relaxation en magasin ou en ligne
Choisir un canapé ou un fauteuil de relaxation ne s’improvise pas. Usage quotidien, nombre de places, configuration de la pièce, style de vie : chaque détail pèse dans la balance. L’offre a explosé, que ce soit en magasin ou sur Internet. Conforama, But et les autres multiplient les références et misent sur l’expérience client, en ligne comme sur place.
Pour s’y retrouver, il vaut mieux commencer par définir ses besoins : famille nombreuse, petit espace, coin détente, option convertible, motorisation… En boutique, rien ne remplace un essai : tester l’assise, jauger la densité, vérifier la qualité du revêtement. En ligne, il faudra se fier aux avis, aux descriptions détaillées (densité, structure, type de tissu) et à la politique de retour.
L’accompagnement des vendeurs en boutique apporte une vraie valeur ajoutée : conseils sur le garnissage, adéquation avec la surface disponible, recommandations d’entretien. Sur Internet, la transparence sur les délais de livraison et l’existence d’un service de reprise font souvent la différence.
Voici les éléments qui permettent de mieux comparer les offres :
- Conforama privilégie les prix compétitifs tandis que But occupe le créneau intermédiaire ; ce positionnement varié répond à tous les budgets.
- Le développement du e-commerce facilite la comparaison des meilleurs produits et met en avant la diversité des options : livraison rapide, montage à domicile, suivi du SAV.
Dans cet univers foisonnant, le succès d’un achat canapé réside dans la cohérence : confort, design, fonctionnalité, anticipation de l’usage. Miser sur la solidité et la praticité reste le meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises.
Actualités et évolutions du secteur : ce qui change pour les acheteurs et les vendeurs
Le paysage de l’ameublement français a été bouleversé par le rapprochement entre But et Conforama, scellé lors du rachat de Conforama à l’été 2020. Orchestré par la maison-mère Mobilux (partagée entre XXXLutz et CD&R), ce mouvement stratégique a abouti à la création en septembre 2024 de la holding commune But Conforama Holding France SAS. À eux deux, ces géants pèsent désormais près de 500 magasins, 15 000 salariés et affichent 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé, soit la deuxième place sur le marché français avec 18,7 % de parts.
La mutualisation des achats et de la logistique leur donne un poids inédit dans les négociations avec les fournisseurs et les industriels. Pourtant, chaque enseigne conserve sa spécificité : catalogues, positionnements tarifaires et identité propre restent préservés, évitant ainsi toute uniformisation.
Côté clients, cette consolidation accélère la modernisation des services : reprise de mobilier, délais de livraison optimisés, essor du e-commerce, essaim de franchises dans les territoires d’outre-mer. Les vendeurs, eux, doivent suivre le rythme : adaptation à la grande distribution, nouvelles pratiques commerciales, sous le regard attentif de l’Autorité de la concurrence qui veille à éviter toute domination excessive.
L’État, vigilant sur la question de l’emploi, a imposé quelques ajustements : fermeture d’un entrepôt près de Lyon et suppression de 78 postes début 2024, mais maintien des effectifs dans l’ensemble. Le secteur reste sous tension, surveillé de près par les autorités nationales et européennes, pris entre l’exigence de rentabilité et la quête de solutions durables pour la distribution.
Le canapé, autrefois simple pièce de mobilier, s’impose désormais comme le miroir d’un marché en pleine mutation. Les acheteurs, tout comme les vendeurs, avancent sur un terrain mouvant : demain, qui saura vraiment s’asseoir sur ses acquis ?


